Un aperçu des méthodes de production alternatives et de leurs avantages

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Les alternatives à l’utilisation massive des pesticides, à l’utilisation des pesticides tout court et au développement des organismes génétiquement modifiés (OGM) sont nombreuses. Elles sont parfois radicales, parfois mixtes. Tantôt innovantes, tantôt encadrées, leur grande diversité permet une adaptation idéale aux différentes formes de cultures agricoles, que cela soit au niveau de l’étendue des surfaces cultivées que des lieux de production.

L’agriculture biologique

Apparue en France dans les années cinquante, elle vise à supprimer les pesticides et à limiter les dégâts engendrés par l’agriculture sur la nature. Loin derrière l’Italie ou l’Autriche qui sont de bons exemples, son pourcentage d’application sur les surfaces françaises cultivées tend à diminuer depuis une dizaine d’année. Et parallèlement à ça, le pourcentage de consommateur de « bio » augmente. En effet, les consommateurs sont désormais avertis des dégâts des pesticides sur la nature et leur santé. Ils trouvent dans l’agriculture biologique une alternative viable et souvent accessible financièrement.

Régie par un règlement (consultable ici) qui unifie globalement les pratiques sur le territoire européen, complété par des cahiers de charges nationaux pour les points restants obscurs, le principe de base qui sous-tend l’agriculture biologique tout entière est la préservation des écosystèmes et de la nature.

Quoi qu’il en soit, deux exigences de base, ni pesticides, ni OGM (organisme génétiquement modifié).

En principe, il découle donc de l’agriculture biologique bon nombre d’avantages, du point de vue de l’écologie et du respect environnemental tout d’abord, la mise en avant du recyclage, le soin accordé à la conservation de la composition des sols et de l’équilibre végétal. Tout cela nécessite une sélection stricte des espèces végétales et animales les plus adaptées au milieu concerné mais permet le respect des spécificités de la faune, des écosystèmes et des paysages, favorise la biodiversité et supprime la pollution par les pesticides.

Au niveau économique, développer l’agriculture bio revient à favoriser un marché porteur, où la demande et la croissance sont très forte et se développent sans cesse. Comme elle nécessite une main d’oeuvre supplémentaire par rapport à l’ agriculture conventionnelle, elle permet aussi de lutter contre le chômage.

L’application des règlements est vérifiée par des organismes certificateurs, indépendants, dans les contrôles sont au moins annuels.

La production intégrée; à la frontière entre l’agriculture conventionnelle et l’agriculture biologique

Cette technique, ne disposant pas de cahier des charges clairement établi et reconnu, tend à limiter au maximum l’utilisation des pesticides sans toutefois les proscrire vraiment. En résumé, on les utilise seulement si ils deviennent vraiment nécessaires. Et de plus, on essaie de bien identifier le ou les parasites présents et de leur envoyer le traitement le plus adéquat. L’approche appliquée aux pesticides l’est aussi aux engrais, aux désherbants…

L’agriculture intégrée est préconisée par la FAO, Food and Agriculture Organization des nations unies, pour les pays en voie de développement.

Un exemple concret avec le GAWI qui est un groupement d’agriculteurs wallons qui pratique cette technique.

L’agriculture durable

Cette approche, bien qu’elle ne soit pas complètement formalisée, dispose bien d’un cahier des charges. L’objectif qui la sous-tend tout entière est de veiller à ne pas épuiser les ressources. Cela afin satisfaire les nécessités de production actuelles sans mettre en danger le développement des générations à venir.

Voici un lien vers le site internet du réseau agriculture durable

L’agro-écologie

C’est l’approche encouragée par l’étude effectuée par le rapporteur spécial de l’ONU sur le « droit à l’alimentation », Olivier De Schutter. Elle va à l’encontre de la production intensive et met en avant la protection et la régénération de l’environnement naturel.

Elle cumule:

  • le contrôle biologique: On utilise les prédateurs naturels des parasites et des maldaies pour les éliminer.
  • l’agroforesterie: On laisse se développer les arbres sur les parcelles cultivées.
  • l’utilisation du fumier biologique, la cohabitation du bétail et des cultures…

D’après le rapporteur de l’ONU, les rendements sont bien meilleurs qu’avec l’agriculture conventionnelle consommatrice de pesticides et d’engrais de synthèses. Toujours d’après ce rapporteur, ces techniques sans particulièrement indiquées dans les zones touchées par la faim. Une méta-étude de l’université d’Essex en Grande-Bretagne portant sur près de 300 projets avance une augmentation moyenne des rendements de 80% dans les 57 pays en développement étudiés, une augmentation moyenne de 116% dans les projets des pays d’Afrique.

Le compte-rendu du rapporteur de l’ONU

LES dangerS des OGM

On pourrait penser que l’utilisation des OGM permet d’obtenir des espèce plus « adaptées » à leur milieu et donc moins demandeuses de pesticides et de traitements de synthèse. La réalité est le contraire, en réalité un des objectifs principaux de l’utilisation des organismes génétiquement modifiés est de développer des espèces ayant une tolérance encore plus élevée aux chimiques pour pouvoir en augmenter les quantités.

Parallèlement à l’augmentation des risques pour les consommateurs du fait de leur génome hasardeux, les OGM augmentent aussi les risques de pollution, de dégâts écologiques et de retombées sanitaires par la pollution.

Sources: générations futures, organisation internationale de lutte biologique et intégrée

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