les cosmétiques naturels et leurs vertus

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Après avoir étudié les cosmétiques et produits issus de la chimie, leurs propriétés et les raisons de leur utilisation, il devient intéressant de connaître leurs pendants naturels. On pourra aussi constater les bénéfices liés à leur utilisation, sur la santé comme sur l’environnement.

Notre étude portera sur les différentes fonctions des cosmétiques, sur les produits de synthèse y répondant et sur leurs équivalents naturels.

Définition et structure des cosmétiques

Un cosmétique est généralement constitué de trois types d’éléments qui sont:

  • le ou les principes actifs donnent un effet au produit
  • L’excipient qui contient, transporte les principes actifs
  • les additifs qui permettent, entre autres actions, de conserver, colorer, faire mousser le produit

Les propriétés chimiques

Une première approche pour étudier les composants cosmétiques naturels est de les passer en revue par propriétés chimiques. Ainsi on constate que pour tous les produits cosmétiques toxiques dangereux ou suspectés de l’être, on trouve leurs pendants naturels et efficaces.

Les conservateurs et antioxydants

On peut trouver sans grande difficulté des sites internet vendant de la vitamine E naturelle efficace contre le rancissement et l’oxydation et ce à des doses très faibles. L’extrait de romarin constitue également un conservateur naturel. On utilise aussi les pépins de pamplemousse, dont on extrait luttant contre les bactéries, les champignons, les virus, ainsi que d’autres parasites.

Quant au parabènes, mis en cause pour leur effet sur la fertilité masculine et sur le développement de tumeurs oestrogéno-dépendantes, il faut savoir qu’on les trouve à l’état naturel, dans certains fruits et légumes (mûres, fraises, cassis, carottes, oignons, jus de raisin …), dans certains fromages ainsi que dans des produits de l’activité des abeilles (gelée royale, propolis).

Le problème majeur des cosmétiques est que ces parabènes sont fréquemment remplacés par des produits encore plus dangereux de type methylchloroisothiazolinone.
Parmi les alternatives aux parabènes, on trouve parfois la stérilisation UHT des cosmétiques, comparable à celle du lait, pour détruire les bactéries sans utiliser de conservateur.

Parmi les conservateurs chimiques de synthèse fréquemment utilisés, on peut citer le méthanal ou formaldéhyde, classé comme cancérogène certain par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), dépendant de l’OMS.

les désinfectants

Il existe une recette courante qui fait appel à des ingrédients élémentaires et bon marché; bicarbonate de soude, vinaigre, huile essentielles pour parfumer. le bicarbonate de soude nettoie et neutralise les odeurs, le vinaigre est désinfectant, détartrant, anti-fongique.

Un exemple de désinfectant fortement utilisé à toxicité élevée est le triclosan que l’on trouve dans les savons, les déodorants ou parfois les dentifrices. Classé comme cancérigène par le CIRC (Centre international de recherche sur le cancer) ou IARC (Agency for Research on Cancer), il peut aussi rendre les bactéries résistantes. C’est un perturbateur endocrinien reconnu. Il se retrouve dispersé dans la nature après utilisation et devient alors un écotoxique présent dans l’environnement puis dans des organismes divers, depuis la bile de poisson jusque dans le lait maternel.

les tensioactifs

Cette classe de produits chimiques regroupe les détergents, les agents de solubilisation, les agents moussants. Les tensioactifs, en abaissant la tension superficielle entre deux surfaces, permettent aux produits, séparés par l’interface entre les deux surfaces, de se mélanger.

On utilise typiquement le savon pour ses propriétés tensioactives ou plus exactement détergentes car il permet de dissoudre la graisse présentes sur la peau dans l’eau de lavage et d’éliminer ainsi la graisse lors du rinçage.

En dehors du savon naturel, sujet développé en détail d’autres articles de ce site, on trouve, parmi les produits d’origine naturelle, les tensioactifs doux à base de sucre (dont le nom est composé du terme « glucoside ») et les tensioactifs les plus doux, les acylglutamates; parmi eux le disodium cocoyl glutamate ou sodium cocoyl glutamate. Ces derniers sont aussi peu fréquent dans les cosmétiques car chers.

On trouve aussi la classe de la saponine ou même les saponines car leur variabilité structurelle est très importante. Elles sont produites naturellement par les plantes et les animaux. On trouve dans la salsepareille par exemple mais aussi dans les épinards, les pommes de terre, le soja. C’est un produit connu depuis longtemps, utilisé traditionnellement, en particulier par les amérindiens, pour produire du savon ainsi que pour empoisonner les poissons.

Parmi les produits de synthèse, bien présents dans l’industrie, il y a les alkylphénols dont les effets de perturbateurs endocriniens sont reconnus.

les solvants

Voici un solvant naturel couramment utilisé; l’essence de térébenthine. La térébenthine est une oléorésine. Pour utiliser une formulation moins savante, c’est de la résine de pins. L’essence de térébenthine est obtenue via la distillation de cette résine. On obtient alors une substance liquide incolore dotée d’une odeur de pins. C’est un produit d’une grande efficacité, pouvant servir de diluant pour le vernis, la lasure, de nettoyant pour les pinceaux. Elle permet aussi de supprimer les moisissures sur les cuirs, de nettoyer les tâches de graisses présentes sur les vêtements.

Dans une moindre mesure, le citron ou la glycérine peuvent servir de solvants.

Du côté des produits des produits de synthèse, utilisés dans les vernis, les colorants pour cheveux, les éthers de glycol sont des produits d’usage répandus. Leur toxicité est reconnue; On leur connait un effet délétère sur les globules blancs et donc sur le système immunitaire, ils sont impliqués malformations car ils peuvent pénétrer les noyaux cellulaires et altérer le génome. On sait aussi qu’ils sont néfastes en terme de fertilité, masculine et féminine, et en terme de de trouble de la conception.

les anti-transpirants

Tout d’abord, il existe des produits qui ont la réputation de permettre de limiter la transpiration, d’autres qui ont la réputation de l’augmenter. à la base, la sueur n’a pas d’odeur. Toutefois, elle l’humidité favorise la prolifération des bactéries et des levures qui, elles, produisent une odeur.

Un moyen simple de limiter les mauvaises odeurs consiste en l’épilation car les poils retiennent l’humidité. Il faut aussi veiller à bien se sécher après le lavage. Le lavage quotidien, au savon, est idéal.

Parmi les produits dont la consommation devrait pouvoir contribuer à limiter la sudation, on connaît la tisane de sauge, plusieurs prises quotidiennes pour les personnes touchées par la transpiration excessive ou hyperhidrose axillaire. Le fait de mâcher du persil semble aussi pouvoir produire ce type d’effets. Qui plus est, le persil riche en vitamines, en fer, est excellent pour la santé.

à l’inverse, pour limiter la transpiration, il faut prendre soin d’éviter le café, les boisson avec de la caféine en général. Il y a aussi l’ail et l’oignon. Cependant l’ail ayant des effets bénéfiques sur la santé, le supprimer entièrement de l’alimentation n’est pas toujours souhaitable.

Les boissons glacées, ou à l’inverse trop chaudes, produisent de la transpiration lors du mécanisme de régulation de le température du corps.

Voici des produits dont l’application, au niveau des zones de sudation, permettront de limiter transpiration et/ou odeurs; On peut couper un citron et l’appliquer en frottant au niveau des aisselles, si c’est la zone que l’on souhaite viser. Cette même technique est applicable avec un concombre.

L’aloe vera resserre les pores de la peau par son effet astringent, lutte contre les bactéries et régule le pH de la peau.

Très efficace, l’application de bicarbonate de sodium qui est un bactéricide et qui absorbe la sueur. On peut faire une manoeuvre identique avec la poudre de maïzena ou de riz Le talc, disposé sur la peau après épilation, lavage et séchage a aussi un effet absorbant.

Nous arrivons à présent à un produit phare, la pierre d’alun naturelle, composée de sulfate d’aluminium et de sulfate de potassium. Elle est naturelle s’il est indiqué « sel de potassium naturel » ou « potassium alun ». La pierre d’alun synthétique, moins recommandée, indique elle ammonium. Antiseptique et astringente (elle provoque une crispation des protéines et donc des muqueuses), elle ne bloque pas la transpiration mais s’attaque aux bactéries.

Il faut éviter une forte concentration en sels d’aluminium, caractéristique des anti-transpirants du commerce. Les sels d’aluminium bloquant les pores de la peau, ils empêchent une élimination correcte. Il semble aussi y avoir une corrélation entre la forte concentration en sels d’aluminium et le développement d’un cancer du sein. On connaît aussi à l’aluminium des propriétés neurotoxiques très développées.

Les anti-transpirants du commerce contiennent aussi eux fréquemment de l’alcool, irritant.

les épaississants et gélifiants

Il y a certains noms qui commencent à être répandus et reconnus sur les étiquettes des cosmétiques comme des produits alimentaires: on peut citer l’agar-agar, la gomme de guar, les carraghénanes, l’acide alginique et les alginates, la caroube, la gomme xanthane. Moins connue mais très efficace, on trouve aussi la gomme adragante, encore appelée tragacanthe ou gomme de dragon. Tous ces produits trouvent leur source directement dans la nature.

L’agar-agar provient d’une algue rouge. Son nom provient les langues indonésiennes et malaises. Il est surtout utilisé en cuisine comme alternative à la gélatine. Le rôle et la provenance des carraghénanes sont sensiblement identique avec toutefois, au delà de l’utilisation culinaire, des applications médicales par rapport à certaines affections virales.

La gomme guar est obtenue en broyant les graines d’une légumineuse provenant d’Inde et du Pakistan. En cosmétique, elle permet de fabriquer des gels, préparation de gels, permet de jouer sur l’onctuosité des crèmes et d’épaissir les laits.

La gomme de caroube provient des graines de caroube qui elles-même sont contenues dans le fruit du caroubier. Ces graines sont comestibles, d’un goût chocolaté. Elle peuvent se consommer comme des bonbons, en les suçant. D’un poids très régulier (0.20 g), elle ont donné leur nom au carat (de l’arabe qirat) utilisé en joaillerie.Elle ont un effet régulateur sur le transit intestinal, aussi bien sur la constipation que sur les diarrhées.

Quant à la gomme adragante, elle trouve pour origine la sève d’Astragalus gummifer, petit arbre du Moyen-Orient. La sève sèche pour se transformer en une poudre qui donnera le gélifiant naturel le plus performant.

Gélifiant de synthèse très communément utilisé, base de nombreux cosmétiques, le polyethylene Glycol (PEG), a une toxicité reconnue avec en particulier des effets dépresseurs sur le système nerveux central. Vous trouverez plus de précision dans cette fiche récapitulative de l’INRS.

Pour conclure cet article, on constate bien que les composants cosmétiques naturels couvrent l’ensemble des propriétés nécessaires et que les utiliser, en plus de se préserver des méfaits des produits de la pétrochimie et de l’industrie de synthèse, permet de dégager rapidement des bénéfices sur la santé et pour l’entretien corporel.

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